En France, la mesure de protection juridique est prioritairement confiée à la famille avant d'éventuellement être déléguée à un tiers professionnel (Art 449 et 450 du C civ.). Actuellement, les familles exercent un peu plus de la moitié des mesures de protection (Ministère de la justice, 2020).En considérant le nombre croissant des demandes de mesures de protection juridiques, les protecteurs familiaux représentent un enjeu important pour les politiques d'action publique (Rebourg & Borgne-Uguen, 2015). D'ailleurs, l'intérêt des pouvoirs publics pour cette question grandi ces dernières années. Des rapports nationaux et régionaux enquêtant sur les besoins des protecteurs familiaux et des offres de services ISTF (Information et Soutien aux Tuteurs Familiaux) font le constat unanime d'un manque d'information et d'accompagnement (ANCREAI, 2017, 2025). En parallèle, deux projets d'envergure ont été lancés en 2025 sur l'information des protecteurs familiaux : le projet de recherche action FOR-PROTEC sur le développement d'une formation pour les protecteurs familiaux de personnes âgées mené par le CREAI Haut de France et l'université de Lille et la mission interministérielle de la DGCS confiée à la DITP sur l'état des lieux des ISTF dans 3 départements. Au-delà de ces considérations d'action publique, s'intéresser aux conditions d'exercice des mesures de protection familiales représente un sujet de recherche pertinent pour les sciences sociales et juridiques, d'autant plus que peu de littérature scientifique sur le domaine existe.
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Bienvenue sur le site de la recherche doctorale "Droits humains et autonomie dans les mesures de protection familiales".